Permis de tuer

Ces faux-culs s’indignent de la disparition de Kashoggi tout en vendant des flingues à Riyad.

Monsieur Salmane (Mohammed ben), prince héritier de Saoudie, qui nous a récemment été vendu par des journalistes français (1) comme le gars formidable qui allait enfin « tout changer » (2) dans son pays pour en faire une espèce d’Éden démocratique – M. Salmane, disais-je, est donc soupçonné d’avoir avalisé l’enlèvement, puis l’assassinat (puis le dépeçage), derrière l’abri des hauts murs d’un consulat à Istanbul (Turquie), du journaliste Jamal Kashoggi, collaborateur, notamment, du Washington Post, qui avait suggéré que l’émir était peut-être moins uniment funky que ne l’ont décrété lesdits journalistes.

Scandalisé par ce soupçon, le ministre saoudien de l’Intérieur a dénoncé des « mensonges sans fondement », puis ajouté que son pays était notoirement « attaché à ses traditions de respect des règles et des conventions internationales ». Et, certes, cette proclamation relève assez nettement du foutage de gueule caractérisé. Mais il est vrai aussi que ce fin rhéteur aurait tort de se gêner.

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