Permis de tuer

Ces faux-culs s’indignent de la disparition de Kashoggi tout en vendant des flingues à Riyad.

Monsieur Salmane (Mohammed ben), prince héritier de Saoudie, qui nous a récemment été vendu par des journalistes français (1) comme le gars formidable qui allait enfin « tout changer » (2) dans son pays pour en faire une espèce d’Éden démocratique – M. Salmane, disais-je, est donc soupçonné d’avoir avalisé l’enlèvement, puis l’assassinat (puis le dépeçage), derrière l’abri des hauts murs d’un consulat à Istanbul (Turquie), du journaliste Jamal Kashoggi, collaborateur, notamment, du Washington Post, qui avait suggéré que l’émir était peut-être moins uniment funky que ne l’ont décrété lesdits journalistes.

Scandalisé par ce soupçon, le ministre saoudien de l’Intérieur a dénoncé des « mensonges sans fondement », puis ajouté que son pays était notoirement « attaché à ses traditions de respect des règles et des conventions internationales ». Et, certes, cette proclamation relève assez nettement du foutage de gueule caractérisé. Mais il est vrai aussi que ce fin rhéteur aurait tort de se gêner.

Il reste 68% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Éloge de l’intersectionnalité

Idées accès libre
par ,

 lire   partager

Appel pour les marches des libertés samedi 28 novembre partout en France

Tribunes accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notfications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.