Services : directive « Bolkestein », bis repetita

La Commission européenne, poussée par la présidence autrichienne de l’UE, veut imposer son droit de veto à toute réglementation adoptée par les États, régions ou communes. Au mépris des processus démocratiques.

Personne n’en parle, mais le projet de révision de la « directive Bolkestein », ou « directive services », en cours de négociation au sein de l’Union européenne, aurait des conséquences considérables sur les politiques locales. Poussée par des lobbys très actifs, la Commission tente en effet d’obtenir ni plus ni moins qu’un droit de veto sur toute réglementation nationale ou locale nouvelle dans le domaine des services.

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La directive dite « Bolkestein » grave déjà dans le marbre un principe de libre concurrence entre les prestataires de services, obligeant théoriquement une commune à ne pas faire de discrimination entre une PME locale et les grands groupes multinationaux. Mais aux yeux de la Commission, ce mouvement de libéralisation du marché du commerce des services ne va pas assez vite. Pire encore, une grappe de villes « en transition » soutient l’insolent projet de gérer démocratiquement les biens communs que sont l’eau, le logement, le transport et pléthore de services que les multinationales considèrent comme leur chasse gardée.

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