COP 24 : les États au sommet de la mauvaise foi

En Pologne, aucun accord ambitieux pour diminuer davantage les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2025 n'a pu être conclu.

La COP 24 s’est achevée le 15 décembre à Katowice (Pologne) et a laissé un goût amer aux plus lucides. Un mode d’emploi fixant notamment les modalités de suivi des actions nationales a été adopté par les 196 États, mais aucun accord plus ambitieux pour diminuer davantage les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2025, ce qui laisse peu d’espoir de s’inscrire dans une trajectoire compatible avec un réchauffement à 1,5 °C d’ici à la fin du siècle. De nombreux grains de sable se sont glissés dans les rouages pendant ces deux semaines. Même ceux qu’on croyait d’un autre temps, puisque les États-Unis, l’Arabie saoudite, la Russie (les trois premiers producteurs mondiaux de pétrole) et le Koweït se sont unis pour atténuer une référence au rapport du Giec sur la nécessité de limiter le réchauffement à 1,5 °C.

« Qu’est-ce qui est si dérangeant dans notre rapport (commandé par les gouvernements lors de la COP 21 et approuvé par ces mêmes gouvernements lors de la dernière session plénière du Giec) pour que quatre gouvernements puissent ne même pas “approuver” ses conclusions ? » s’est alarmée sur Twitter Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail sur les sciences du climat du Giec. Le verdict de la plupart des ONG est sévère.

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