Trump coupe la route à la caravane des migrants

Bloqués à la frontière à Tijuana sans guère d’espoir d’être accueillis aux États-Unis, des centaines de migrants ont commencé à se disperser.

La caravane des migrants s’est fracassée à Tijuana contre l’imposant dispositif militaire déployé par les autorités états-uniennes. À quelques mètres de la frontière, le rêve américain était à portée de regard, matérialisé par San Diego, deuxième ville de Californie, qui se dessine le long du trait de plage de la côte Pacifique. Mais les migrants ne toucheront ce paysage que du regard, au travers d’infranchissables barrières que surveillent en permanence des gardes-frontières lourdement équipés.

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D’abord composée de 2 000 Honduriens parvenus au Guatemala, la caravane a compté jusqu’à plus de 7 000 marcheurs, dont 1 500 enfants, gonflée par des participants guatémaltèques, salvadoriens ou mexicains, sur un parcours de 4 300 kilomètres qui les a menés de San Pedro Sula (Honduras), mi-octobre, jusqu’à la ville frontière entre le Mexique et les États-Unis, fin novembre. Selon les autorités mexicaines, leur nombre aurait même atteint 9 000 en bout de course, et plus de 2 000 autres candidats feraient toujours route au nord, vers la terre promise. Et inaccessible. Les forces de l’ordre ont brutalement repoussé quelques centaines de migrants qui manifestaient vers le poste-frontière pour revendiquer leur droit à l’asile. Les images d’enfants dépenaillés fuyant les gaz lacrymogènes ont déclenché des réactions scandalisées aux États-Unis. Sans infléchir d’un iota la position des autorités : l’administration Trump, ouvertement hostile à l’immigration, n’entend pas faire le moindre effort pour considérer la situation désespérée des candidats à l’accueil. Au printemps dernier, les mesures de séparation systématiques des enfants et des parents interceptés à la frontière en situation illégale avaient suscité une émotion considérable.

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