« Avec un devoir de réserve pour les enseignants, c’est l’opinion publique qui est visée »

L’inscription dans la loi du devoir de réserve n’entraînerait pas de sanctions supplémentaires mais a pour but d’intimider les enseignants, estime Claude Lelièvre.

Ingrid Merckx  • 9 janvier 2019 abonné·es
« Avec un devoir de réserve pour les enseignants, c’est l’opinion publique qui est visée »
© photo : Philippe Turpin/AFP

Agrégé de philosophie et professeur honoraire d’histoire de l’éducation à la faculté des sciences humaines et sociales de la Sorbonne (Paris-V), Claude Lelièvre analyse le coup tenté par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, pour dissuader les enseignants de critiquer les politiques éducatives, dans un contexte de mobilisations contre les réformes et d’émergence de mouvements spontanés. Le risque principal pour les enseignants étant, selon lui, qu’ils se défient des parents d’élèves et du reste de la société.

À lire aussi >> Jean-Michel Blanquer veut-il museler les profs ?

Si le devoir de réserve, jusqu’à présent jurisprudentiel, était inscrit dans la loi, quelles conséquences cela aurait-il pour les enseignants ?

Claude Lelièvre : Le 29 novembre, le Conseil d’État a invalidé l’article 1 du projet de loi « Pour une

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Société
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