Jean-Michel Blanquer veut-il museler les profs ?

Alors que les lycéens se remobilisent contre la réforme du bac, un projet de loi entend brider les critiques des enseignants contre le ministre Jean-Michel Blanquer et ses politiques éducatives.

Avec le mot-dièse #pasdevagues, lancé le 22 octobre, des enseignants dénonçaient le manque d’action du ministère de l’Éducation face aux violences. Avec le collectif les « stylos rouges », né en novembre, ils fustigent le gel du point d’indice et réclament la réduction du nombre d’élèves par classe. Œuvrant en parallèle des syndicats, les stylos rouges ont publié un manifeste le 17 décembre et comptent désormais près de 50 000 membres sur Facebook. Ces mobilisations spontanées signalent une colère qui monte dans un corps professionnel en souffrance. À cela s’ajoute le projet de loi « Pour une école de la confiance », présenté le 5 décembre, et qui sera examiné à l’Assemblée fin janvier.

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Ce texte prévoit d’abaisser l’instruction obligatoire à 3 ans, mais aussi de remplacer les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) par des Instituts nationaux supérieurs du professorat (INSP) rattachés au ministère. « Un cran de plus dans la mise au pas de l’institution scolaire ? », a commenté le pédagogue Philippe Meirieu. Également dans ce projet, la création d’un Conseil d’évaluation de l’école (CEE), piloté par le ministère, à la place du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), instance impartiale qui réunissait toutes les chapelles des sciences de l’éducation. Le CEE ne pourra pas s’autosaisir ni évaluer les politiques d’éducation, mais seulement les résultats des établissements et des élèves.

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