« Kanata » : Déception sous le Soleil

Dans Kanata, Robert Lepage aborde la polémique créée par sa pièce, sans élever le débat.

C’est un visage qui nous accueille. Celui de Josephte Ourné, sorte de Joconde autochtone réalisée en 1840 par Joseph Légaré. Un artiste autodidacte, collectionneur d’art et politicien, « connu pour ses représentations d’événements culturels d’importance et ses tableaux des Premières Nations », lit-on sur le site du Musée des beaux-arts du Canada, où a lieu la scène d’ouverture de Kanata. La conservatrice du lieu (interprétée par Shaghayegh Beheshti) présente au commissaire du Musée du quai Branly-Jacques Chirac (Vincent Mangado) une série d’œuvres où sont représentés les rapports entre Canadiens et peuples des Premières Nations. En quelques phrases clichés, le Français dit son ignorance de ce pan d’histoire. Les bases de la « Controverse », sous-titre du spectacle, sont posées.

Interprétée par la troupe du Théâtre du Soleil, que sa directrice, Ariane Mnouchkine, a mis à la disposition du fameux directeur de la compagnie Ex Machina, Robert Lepage, Kanata traite en effet de la polémique dont elle a elle-même fait l’objet (1). D’abord développés en parallèle par fragments très visuels, les différents récits passés et présents qui composent la pièce s’acheminent vers l’histoire d’un personnage dont la ressemblance avec Ariane Mnouchkine n’est pas fortuite.

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