La réalité dépasse l’affliction

En 2019, j'envisage d'écrire un œuvre fondée sur une idée neuve et originale : l'un des personnages pourrait être un prosateur imbuvable, genre un mec homophobe, islamophobe et sexiste au dernier degré.

Pour la nouvelle année – que je te souhaite, au passage, follement heureuse (1) –, j’ai pris, comme tout le monde, quelques bonnes résolutions. Tamment : je me suis dit que j’allais peut-être me lancer dans l’écriture d’une œuvre de fiction (disons une œuf, pour aller plus vite) – mais à clés, tu vois ?

J’ai d’abord pensé – je suis à peu près certain que personne avant moi n’avait eu une idée aussi neuve et originale – que l’un de ses personnages pourrait être un prosateur imbuvable, genre un mec homophobe, islamophobe et sexiste au dernier degré : odieux, quoi. Mais la presse, pâmée par tant de hardiesse, l’aurait adulé.

Il aurait pu, par exemple, déclarer : « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré (2). » Puis il aurait ajouté, dans une interview à un journal réactionnaire (qui aurait pu s’appeler Le Figaro) : « La lecture du Coran est une chose dégoûtante. Dès que l’islam naît, il se signale par sa volonté de soumettre le monde. Sa nature, c’est de soumettre. C’est une religion belliqueuse, intolérante, qui rend les gens malheureux (3). »

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