Nous, femmes offensées…

Richard Brunel adapte l’épopée de jeunes Japonaises émigrées aux États-Unis avant 1940.

Sans le livre de Julie Otsuka, Certaines n’avaient jamais vu la mer, paru aux États-Unis en 2011 et prix Fémina étranger en France en 2012, on n’aurait guère connu cette terrible injure infligée à des femmes japonaises entre les années 1920 et 1940. Ce n’est pas Madame Butterfly (on sait que l’opéra de Puccini conte l’offense faite à une geisha par un officier américain). C’est bien pire. Des centaines de Japonaises ont été envoyées en Californie pour servir de compagnes à des compatriotes employés aux États-Unis après la guerre de 1914-1918. Elles rêvaient de mariage, c’est plutôt le viol et la soumission sexuelle qui les attendaient.

Toutefois, avec le temps, une certaine harmonie s’est mise en place. Ces Japonaises ont rendu de grands services à la communauté yankee. Elles étaient intégrées et mères de nombreux enfants quand le gouvernement de Washington décida, après l’attaque de Pearl Harbor, que tout ce qui avait une connotation japonaise devait être réprimé et chassé.

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