Un sursis pour « L’Humanité » ?

Vendredi 25 janvier, L’Humanité a été placé sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny.

Fallait-il s’y attendre ? Sans doute. Vendredi 25 janvier, L’Humanité a été placé sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny. En cessation de paiement, le quotidien fondé par Jean Jaurès il y a 115 ans voit ses quelque deux cents salariés (dont un peu plus de la moitié sont des journalistes) payés désormais via le régime de garantie des salaires (AGS). Une audience était prévue mercredi 30 janvier, à l’issue de laquelle le titre devait être fixé sur son sort.

La direction a présenté un plan de continuation, espérant un redressement judiciaire qui lui permettrait de poursuivre ses activités. En cas de refus, le journal pourrait être liquidé. Personne n’ose imaginer une telle décision, qui entacherait gravement le pluralisme de la presse ; personne n’ose imaginer non plus la disparition d’un titre historique.

Ce n’est pas la première fois que L’Humanité traverse une zone de turbulences. Comme beaucoup d’autres titres, le journal connaît une baisse importante de ses recettes publicitaires et de ses ventes, avec moins de 33 000 exemplaires vendus (– 6,24 % sur un an), tandis que son prix a augmenté de 20 centimes en janvier.

Il reste 56% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.
Haut de page

Voir aussi

Le bac des uns et le bac des autres

Culture
par ,

 lire   partager

Articles récents