Fichés, internés, déportés

Le Mémorial de la Shoah revient sur l’enfermement des nomades en France entre 1940 et 1946, à travers photos, dessins et documents officiels.

Jean-Claude Renard  • 12 février 2019 abonné·es
Fichés, internés, déportés
© photo : Au camp de Jargeau, Loiret, lors de la visite du délégué du Comité international de la Croix rouge, le 1er juillet 1941. crédit : dr

L es brigades mobiles photo­graphieront et identifieront, chaque fois qu’elles en auront légalement la possibilité, les vagabonds, nomades et romanichels circulant isolément ou voyageant en troupes et enverront au contrôle général, établies selon la méthode anthropométrique, photographies et notices d’identification [ainsi que] les renseignements concernant les malfaiteurs de profession qui ont l’habitude de se déplacer. » Ces lignes sont signées Georges ­Clemenceau, président du Conseil, dans une circulaire d’avril 1908. La charge est sonnée. À l’égard des nomades, ce n’est pas nouveau.

Depuis les années 1880, les discours xénophobes sur

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 3 minutes