Judith Davis : « J’avais envie de chemins de traverse »

La réalisatrice Judith Davis aborde des questions fondamentales de notre époque, sans délaisser le burlesque et le romantisme.

Christophe Kantcheff  • 5 février 2019 abonné·es
Judith Davis : « J’avais envie de chemins de traverse »
© photo : Angèle (Judith Davis) veut retrouver le sens des motsnet de la parole. crédit : Agat films & Cie - Ex nihilo

Cofondatrice de la compagnie théâtrale L’Avantage du doute, Judith Davis a conçu Tout ce qu’il me reste de la révolution dans le prolongement d’une pièce écrite et jouée avec ses acolytes, que l’on retrouve dans le film. Autant dire que le collectif n’est pas un vain mot pour la réalisatrice.

Que vous reste-t-il de la révolution ?

Judith Davis : Le titre dit : Tout ce qu’il me reste de la révolution : c’est peut-être peu, mais c’est aussi « tout ». C’est l’énergie vitale d’avoir encore envie de se réunir, de répondre à cette nécessité profondément humaine selon laquelle il est impossible de vivre bien si on ne vit pas avec les autres… La nature humaine, si tant

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Cinéma
Temps de lecture : 7 minutes