Le gouvernement (effrontément)

Quand la Macronie autorise les interdictions de manifester, il s’agit de « garantir le droit de manifester »…

Dans le règne politique (1), la pratique du mensonge peut mener au pire – quand par exemple un gouvernement en use de manière si continue que les mots s’en trouvent complètement vidés de leur signification et que l’idée même de la vérité s’en trouve finalement abolie (2).

Pour plus de détails, relire 1984 : dans la cauchemardesque tyrannie policière imaginée par George Orwell, cette destruction du langage a été, comme on sait, si bien parachevée que « l’esclavage » y est « la liberté » ; et « la guerre », « la paix ». Puis, pour prendre l’exacte mesure de ce qui est à l’œuvre dans la France de 2019 : se pencher sur quelques récentes déclarations de certain·e·s des ministres dont se sont équipés MM. Macron et Philippe. Comme Frédérique Vidal, qui est à l’Enseignement supérieur. Ou le sidérant Christophe Castaner, qui est à l’Intérieur.

La semaine dernière, en effet – deux mois et demi après l’annonce gouvernementale, faite en novembre 2018, d’une augmentation de près de 1 500 % (tout de même) des droits d’inscription dans les universités françaises dont les étudiant·e·s « ne résidant pas dans l’espace économique européen » doivent s’acquitter –, la première a très sérieusement soutenu que « jamais un gouvernement n’avait » pareillement « fait de l’accueil des étudiants internationaux une priorité ».

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