Portraits de quatre femmes ch'tis

France 5 diffuse un documentaire autour de femmes au caractère bien trempé, forgé dans la précarité.

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Toutes nées dans les Hauts-de-France. Toutes ch'tis. Quatre femmes qui ont dû se battre. Affronter un licenciement, une séparation, des accidents de la vie qui les ont précipitées dans la spirale de la précarité. Mais c’est aussi dans cette précarité qu’elles ont trouvé la solidarité nécessaire pour tenir debout. Une tradition propre au Nord.

L’une est mère de famille, gagne 1 200 euros net par mois dans une cantine collective. Elle est repartie à zéro quand elle a décidé de rompre avec le père de ses quatre filles. À la clé, Emmaüs et les Restos du cœur.

Une autre a été élevée par sa grand-mère, avant d’enchaîner les petits boulots, de se marier à la suite d’un arrangement de ses parents. Avant de choisir la séparation.

Comme les autres protagonistes (l’une d’elles ayant subi les violences conjugales) de ce documentaire de Katia Maksym et Olivier Delacroix, dessinant le tableau social, économique et urbain d’une région en souffrance, à travers le portrait de quatre femmes vouées à la misère, aux difficultés, dans les creux d’un paysage de bâtiments de briques rouges, de barres d’immeuble, des corons, des jardins ouvriers.

Un film sensible et généreux, sans prétention, sobre, qui ne se refuse pas l’empathie – ni quelques clichés un peu faciles, qui s’effacent malgré tout devant chaque récit.

Femmes du Nord – quand la vie est un combat, Katia Maksym et Olivier Delacroix, ce mardi 26 février, à 20 h 50, sur France 5 (1h11). Et en replay sur le site de France Télévisions, jusqu’au 5 mars.


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