Tripoli, 1911

Arrêt sur images autour d’un conflit oublié, photographié par Gaston Chérau.

Novembre 1911. D’abord fonctionnaire puis romancier, journaliste, chroniqueur et photographe, l’encore fringant Gaston Chérau (1872-1937) est missionné par le quotidien Le Matin pour couvrir la guerre entre l’Italie et l’Empire ottoman sur l’actuel territoire de la Libye. Voilà un moment que Chérau partage ses impressions de voyages auprès de ses lecteurs. À Tripoli, il se joint aux journalistes déjà présents en nombre, à un moment où les Transalpins subissent leurs premiers revers, répliquant sauvagement par une politique de terreur, et notamment l’exécution sommaire d’un millier de Tripolitains, femmes, enfants et vieillards compris.

Chérau restera six semaines sur place. Cadrant « les atrocités turco-arabes », un hôpital italien et des campements bédouins, la construction de tranchées, une cérémonie de remise de médailles, la bataille d’Aïn-Zara, la pendaison publique de quatorze Arabes, les ravages du choléra, d’autres exécutions et d’autres combats encore…

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