Algérie : La rançon du pétrole

Au lieu de relancer l’investissement, la rente des hydrocarbures a servi à enrichir la caste au pouvoir.

La France a les yeux tournés vers l’Algérie à l’heure où Abdelaziz Bouteflika vient de faire déposer par ses représentants sa candidature pour un cinquième mandat, suscitant la révolte de la population algérienne – dont 45 % a moins de 25 ans. Le silence du gouvernement français ne laisse pas d’interroger. La classe politique est plus soucieuse de la stabilité des rives nord de la Méditerranée que des populations du Maghreb réduites au chômage et à la pauvreté. Et les intérêts économiques de la France sont bien présents dans le silence gêné de sa chancellerie.

L’Algérie fait partie des quatre plus gros fournisseurs de gaz en France – deuxième destinataire des exportations algériennes. Mais le pays constitue également un débouché important pour les entreprises françaises : la France est au deuxième rang de ses partenaires commerciaux, derrière la Chine. Cent trente ans de colonisation française et les liens tissés entre les deux pays après l’indépendance ne devraient pas laisser indifférent le président français face aux manifestations contre le régime dictatorial aux abois. On a connu la France plus réactive dans d’autres situations.

Il reste 63% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents