De classe, mais de gauche

Ils t’expliquent que les luttes contre l’homophobie ou l’islamophobie, ça ne prend pas auprès de la plèbe.

Tu as dû noter qu’il était souvent question, ces temps-ci (1), de l’ahurissant mépris de classe où se vautrent, à droite, M. Macron et sa dream team. Et c’est très bien ainsi – car cette morgue est effectivement odieuse.

Mais je me demande parfois si, pour être complètement exhaustifs, nous ne devrions pas questionner aussi ce qui se passe dans les recoins du camp dit progressiste depuis lesquels d’ombrageux professeurs de maintien (2), juchés sur des surplombs d’une si haute hauteur que l’oxygène doit s’y raréfier (3), proclament, tous les quinze jours désormais, qu’il serait plus que temps que la gauche, pour reconquérir enfin l’âme et les reins du peuple (dont ils savent donc, c’est induit, les aspirations et les besoins), revienne à son cœur de métier, qui est la lutte des classes – et qu’elle cesse, pour ce faire, de se perdre dans des disciplines subalternes.

Parce que bon, t’expliquent-ils en substance (tout en jurant, il va de soi, que c’est plus affiné que ça) : l’antiracisme, le féminisme, tous ces trucs pour lesquels se passionnent les campus yankees – avec leurs toilettes réservées aux étudiant·e·s transgenres, ârk, ârk, ârk – d’accord, c’est très bien. Même, concèdent-ils, ça a eu son utilité quand il restait encore quelques droits à conquérir pour quelques minorités (personne chez nous dira le contraire, on est de gauche, tavu ?).

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