Disparition d’Agnès Varda : Arte bouleverse ses programmes

La chaîne qui a le plus souvent accompagné le travail de la cinéaste lui rend un hommage prononcé dès ce soir.

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Compagne de route de la chaîne Arte, Agnès Varda aimait « à partager ses œuvres avec la simplicité des grands humanistes, a déclaré Véronique Cayla, patronne d’Arte, à l’annonce de la disparition de la cinéaste. Elle était cette merveilleuse conteuse du quotidien, toujours au plus près des gens et de leur intimité, sans jamais être voyeuse, pour ne faire la part belle qu’à leur dignité et leur humanité. Agnès Varda était aussi d’une curiosité insatiable, toujours prête à sillonner les chemins de traverse les plus improbables, à découvrir de nouvelles contrées, qu’elles soient humaines ou artistiques ; cette femme d’exception, engagée au cœur de la vie, joyeuse et aventureuse nous manquera infiniment. A force d’inventivité débridée, d’espièglerie et de fantaisie facétieuse, Agnès Varda avait réussi à nous faire croire qu’elle était éternelle. Sa disparition nous rappelle cruellement à la réalité. Son œuvre poétique et alchimique qui mêle avec merveille tous les arts le restera. Eternelle. »

Ayant coproduit nombre de ses derniers films, assuré la publication de ses coffrets en DVD, la chaîne ne pouvait rester indifférente à la disparition de cette immense réalisatrice. Elle lui rend hommage dès ce soir et les jours suivants, à travers plusieurs rediffusions :

  • Ce vendredi 29 mars, à 22h35, et en replay jusqu’au 18 mai, son tout dernier film : Varda par Agnès (Causeries 1 & 2)

Ouvrant en conteuse aguerrie les portes de son univers, Agnès Varda revisite avec son inventivité coutumière, ses inspirations et sa filmographie. Un touchant autoportrait qu’elle avait conçu comme un au revoir.

  • Dimanche 31 mars, à 9h30 : Cléo de 5 à 7

L’errance dans les rues de Paris d’une jeune femme hantée par la mort. Entre gravité et légèreté, un film emblématique de la Nouvelle Vague, mis en musique par Michel Legrand.

  • Lundi 1er avril, à 13h35 : Sans toit ni loi

Le saisissant portrait d’une vagabonde, avec ses zones d’incertitude. Un des premiers rôles de Sandrine Bonnaire qui lui valut le César de la meilleure actrice.

  • Lundi 1er avril à 20h55 :  Les Plages d'Agnès

  • A voir également sur la chaîne YouTube artecinéma et arte.tv : la Leçon de cinéma d’Agnès Varda à La Cinémathèque française du 20 janvier 2019, « Les génériques d’Agnès Varda » et « Agnès Varda en 7 minutes » dans Blow up.


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