Financer la transition écologique

Une politique qui cherche à concilier le social et l’écologie exige une création monétaire.

Entre la prise de conscience du changement climatique, de l’épuisement de la biodiversité et des ressources, et la mise en œuvre de politiques novatrices, il reste un gouffre. Une question perturbe les experts : comment financer les investissements pour changer les systèmes énergétiques, les modèles productifs industriel et agricole, les infrastructures de transport, l’habitat, etc., c’est-à-dire où trouver près d’une centaine de milliards d’euros par an pendant plusieurs décennies en France, et au moins 500 à 600 milliards par an dans l’Union européenne ? Les réponses partent dans tous les sens, mais pas toujours les bons.

Première piste : ne plus subventionner les énergies fossiles (7,8 milliards en France en 2017, 112 dans l’UE, plus de 500 dans le monde). Cela fournit la base d’un réaiguillage progressif vers les énergies renouvelables, mais ne procure pas d’argent supplémentaire. Les difficultés de la taxe carbone ont été rappelées par le mouvement des gilets jaunes : elle doit servir à compenser l’augmentation des coûts pour les populations pauvres, alors que le kérosène des avions n’est soumis ni au taux normal de la TVA ni à la taxe sur les produits énergétiques. Elle vise à dissuader les consommations polluantes, à condition que d’autres modes de déplacement soient possibles. Ceux-ci supposent des investissements dont l’ampleur dépasse les compensations nécessaires.

Il reste 55% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Le bal des petits pompiers

Sur le vif accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents