France/Syrie : Macron abandonne les enfants de jihadistes

Les enfants du jihad, partis en Syrie avec leurs parents ou nés là-bas, voient leur sort suspendu par les autorités françaises.

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Ils sont surnommés les « petits revenants ». Les enfants du jihad, partis en Syrie avec leurs parents ou nés là-bas, voient leur sort suspendu par les autorités françaises. Le 28 février, trois avocats de familles de jihadistes, Marie Dosé, Martin Pradel et William Bourdon, ont déposé une plainte contre la France auprès du Comité des droits de l’enfant de l’ONU. Deux jours auparavant, Me Dosé avait accusé Paris de « laisser crever des enfants en zone de guerre » au mépris de toutes les conventions protégeant les droits de l’enfant. « Ma priorité, ce sont les enfants français, orphelins, dont les autorités françaises n’ont que faire, qui sont des victimes de guerre dans des conditions souvent terrifiantes. Des enfants à qui on a promis un rapatriement et qu’on a abandonnés », a-t-elle déclaré en dénonçant un « désastre humanitaire ».

Les grands-parents, oncles ou tantes de ces enfants, qui se désespèrent de ne pas pouvoir s’occuper d’eux après la disparition de leurs parents, ont plusieurs fois alerté le président de la République. Ces enfants seraient une centaine dans des camps au Kurdistan syrien. Le 1er mars, un sondage France Info-Le Figaro révélait que sept Français sur dix (67 %) souhaitaient que les enfants de jihadistes français restent en Irak et en Syrie.

Le Comité des enfants de l’ONU n’a aucun pouvoir de sanction, mais peut exiger d’un État qu’il prenne des mesures provisoires. « Il faut mettre les moyens pour comprendre, parler à ces enfants, a insisté Me Pradel, leur expliquer ce qui s’est passé dans leur vie pour que jamais cette épreuve qu’ils vivent aujourd’hui ne soit un problème de sécurité plus tard pour les Français. »


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