Le droit, meilleur avocat de la planète

Les États continuent de refuser de légiférer contre les activités polluantes des entreprises. Malgré cela, une jurisprudence se développe grâce au courage de juges et à la mobilisation de citoyens.

Notre droit n’est pas en capacité de garantir un environnement sain. Quarante et un ans après l’Amoco Cadiz, vingt ans après le naufrage de l’Erika, des hydrocarbures et des produits toxiques sont toujours véhiculés sur les océans. La reconnaissance du préjudice écologique ne suffit pas à garantir la relocalisation de notre économie et la sobriété énergétique, ni à obliger pollueurs et transporteurs à s’assurer de la sécurité de leurs activités. Les conteneurs et les produits toxiques contenus sur le Grande America se répandent dans l’Atlantique, menaçant les côtes françaises et espagnoles.

Les hydrocarbures ont la vie dure, alors que leur utilisation est la première source de destruction de notre planète. Les multinationales des fossiles disposent des ressources nécessaires pour survivre, contrairement aux écosystèmes et à des milliards d’humains. Les cinq principaux groupes pétroliers et gaziers ont dépensé un milliard de dollars en lobbying et relations publiques depuis 2015 (la COP 21) pour défendre les activités climaticides, selon InfluenceMap. Les soutiens des banques aux énergies fossiles ont encore augmenté de 7 % entre 2016 et 2018, selon le rapport International Fossil Fuel Finance Report Card 2019 des ONG BankTrack, Rainforest Action Network, Indigenous Environmental Network, Oil Change International, Sierra Club et Honor the Earth.

Les États continuent de nous dire qu’ils ne peuvent rien faire, à l’instar du ministre François de Rugy, qui a répondu aux associations porteuses de l’Affaire du siècle – initiée par Notre affaire à tous – que le poids de la transition repose avant tout sur les citoyens. Comme s’il leur était impossible de légiférer, de contraindre les acteurs à protéger la Terre-mère.

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