« Pas dupe », d'Yves Ravey : Un meurtre presque parfait

Avec Pas dupe, Yves Ravey signe un roman délicieusement retors en forme de polar.

Le narrateur se nomme ­Salvatore, mais il n’est pas sûr qu’il sauve qui que ce soit. Le nom des personnages est important, en particulier chez Yves Ravey. On a rencontré John et Mike Lloyd, Gustave Leroy et Marcello Martini dans ses deux romans précédents ; ici, c’est Salvatore Meyer et sa femme, Tippi, dont la découverte de l’accident de voiture mortel ouvre Pas dupe. Tippi, voilà qui a des échos hitchcockiens. Et que dire de son père, qui répond au nom de Bruce Cazale ?

On retrouve dans le nouvel opus d’Yves Ravey cette mécanique infernale où la victime est identifiée tandis que le coupable pourrait être chacun des autres personnages. Mais le pittoresque de ces patronymes – possibles aux États-Unis, où semble se dérouler l’action – n’est pas anodin : il suggère la dimension poétique, et un tant soit peu parodique, de la trame policière qui se déploie.

Mme Tippi Meyer gît donc au fond d’un ravin, ayant fait une sortie de route au volant de sa berline blanche. Une belle voiture, qui témoigne d’un certain niveau social. Tippi s’occupait en effet des affaires de l’usine que son père lui avait transmise.

Il reste 57% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents