Tafta : le Parlement européen ne soutient pas la reprise des négociations

La résolution sur la reprise des négociations commerciales entre l’Europe et les États-Unis n'a pas trouvé de majorité au Parlement européen, mettant les États membres sous pression à l’approche du Conseil de l’UE des 21 mars et 22 mars.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Ni pour, ni contre, bien au contraire. Le Parlement européen devait se prononcer ce jeudi sur une résolution adoubant la reprise des négociations commerciales entre l’Europe et les États-Unis. Le fameux Tafta, tant décrié, dont le but est de mettre à bas les derniers droits de douane et les barrières « non tarifaires » au commerce (réglementations, homologations, etc.), avait été bloqué dans l’œuf il y a trois ans, devant la mobilisation de la société civile et avec l’élection de Donald Trump.

À lire aussi >> Nos articles sur les accords de libre-échange

Sur fond de campagne pour les élections européennes, cette résolution non contraignante n’a pas obtenu de majorité. Plusieurs amendements s’opposant à la négociation, obtenus par les opposants au traité de libre-échange, ont notamment échaudé une partie des libéraux. Le vote de ce jeudi (223 contre, 198 pour et 37 abstentions) exprime donc davantage un non-choix qu’une opposition de principe à la reprise des négociations. Cet échec met néanmoins les États membres sous pression à l’approche du Conseil de l’UE qui doit se tenir le 21 mars et 22 mars et s’annonce crucial sur ce dossier.

Tensions commerciales

L’Europe et les États-Unis ont entrepris ces derniers mois un rapprochement, espérant avancer sur un texte baissant les droits de douane sur les produits industriels et l’automobile. Et ce, sous la pression de Donald Trump, qui menace d’imposer des tarifs douaniers unilatéraux, au grand dam de l’Allemagne qui exporte ses berlines aux États-Unis. Il incite également à inclure dans la négociation le domaine ultra-sensible de l’agriculture, ce que refuse officiellement Bruxelles.

Les ONG, en particulier environnementales, ont fermement combattu cette idée, faisant notamment valoir l’engagement de la France, prononcé au moment du passage en force sur un autre dossier similaire, l’accord de libre-échange UE-Canada. Emmanuel Macron l’a répété devant l’assemblée générale de l’ONU le 25 septembre, la France ne signera pas d’accords de libéralisation du commerce avec des pays qui n’ont pas ratifié l'accord de Paris sur le climat, alors que les États-Unis de Donald Trump en sont sortis le 1er juin 2017.


Haut de page

Voir aussi

Décote, départ à 64 ans, valeur du point… On vous dit tout sur la réforme des retraites

Éco/Social accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents