« Je vois rouge », de Bojina Panayotova : un silence bulgare

Dans Je vois rouge, Bojina Panayotova mène l’enquête à Sofia sur les activités politiques de sa famille au temps du communisme.

Bojina Panayotova est une jeune cinéaste, arrivée à 8 ans en France quand ses parents, bulgares, s’y sont installés après la chute du Mur. Une fois devenue complètement française, et notamment après être passée par la Fémis, la jeune femme s’est tournée vers son autre identité. C’est là que son film commence : quand elle retourne pour la première fois en Bulgarie. Il s’y déroule alors (en 2017) un mouvement de contestation dénonçant la corruption orchestrée par les communistes qui, malgré le changement de régime, sont restés aux affaires depuis vingt ans. « Ordures rouges ! », crient les manifestants, insulte que ne peut reprendre Bojina Panayotova, ayant confusément conscience qu’elle offenserait ainsi des membres de sa famille.

C’est ce doute sur le passé que la cinéaste est venue éclaircir à Sofia. Du temps de Todor Jivkov, qui a régné en autocrate sur le pays pendant trente-cinq ans, la police politique s’insinuait partout, concernait tous les Bulgares. Quelle a été l’attitude de ses deux grands-pères, qui étaient membres du parti ?, s’interroge Bojina. Elle a décidé de tirer cela au clair. Mais on ne remue pas ce genre d’affaires sans faire grincer des dents.

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