La méritocratie contre l’égalité

Le poids du milieu social reste bien plus important que le poids de « l’effort » dans la détention des plus hauts diplômes.

Face à des Français·es qui restent majoritairement attachés à l’égalité, les vrais privilégiés ont besoin de convaincre les autres qu’ils ne doivent leur statut qu’à leur mérite, qui les distingue de la masse de ceux qui ne font pas d’efforts ou qui n’ont pas de « talent ».

A priori, le mérite peut reposer sur des critères divers comme les aptitudes et compétences, le travail et l’effort, l’intelligence des situations, les qualités morales, etc. Mais ce qui domine dans les justifications de nos « élites », c’est l’excellence scolaire, les grandes écoles les plus prestigieuses, dont les filières de type Sciences Po et ENA. On comprend bien qu’avec de telles idées une aide à domicile peu diplômée, quand bien même elle aurait un énorme sens de l’effort et du dévouement aux autres, n’a aucun mérite et fait partie des « gens qui ne sont rien ».

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