« Les réformes Blanquer multiplient les arnaques »
Pour les parents d’élèves, les lois en préparation dans le cadre de « l’école de la confiance » accroîtront les inégalités au lieu de les résorber, explique Rodrigo Arenas, de la FCPE.
dans l’hebdo N° 1550 Acheter ce numéro

Pas de fusion collèges-écoles à la rentrée 2019 en Val-de-Marne, a assuré le 18 avril la directrice académique du département, Guylène Mouquet-Burtin, alors qu’une partie de la colère contre la loi sur l’école de la confiance s’est focalisée sur un amendement instaurant ce type de regroupement. « Cela se fera sur la base du volontariat », a tenté de rassurer le ministre Jean-Michel Blanquer le 28 mars sur France Inter, en mettant en garde parents et enseignants contre les « rumeurs » et la « mauvaise compréhension ». Mais tous ne croient pas le ministre « de la confiance ».
Une nouvelle structure, nommée « établissement public des savoirs fondamentaux », agit comme le révélateur de l’esprit administratif et gestionnaire qui préside à ce texte. Lequel décline d’autres mesures inquiétantes, comme un contrôle de l’expression des enseignants vis-à-vis des politiques d’éducation, la volonté d’envoyer des étudiants devant des classes sans formation ni tuteur, la suppression du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), la fin des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espe), et le financement de maternelles privées pour les 2-3 ans par les communes. Il s’ajoute à la grogne contre Parcoursup, plateforme qui régit l’entrée à l’université en reconduisant les inégalités sociales