Une histoire de sang

Tous, sauf moi, de Francesca Melandri, est un roman littérairement impressionnant où passé et présent s’entrechoquent sans jamais se perdre.

Les pères réservent des surprises. Celui d’Ilaria plus particulièrement. Au présent du roman, entre 2008 et 2010, Attilio Profeti est un vieil homme de plus de 90 ans, et pourtant il n’a pas encore dit toute sa vérité. N’ayant plus toute sa tête, il n’en est plus capable – si tant est qu’il en eût la volonté. C’est déjà avec beaucoup d’effort qu’un jour, quelques décennies plus tôt, il a appris à Ilaria et à ses deux frères qu’ils avaient un demi-frère de leur âge, après avoir dissimulé cette double vie pendant de longues années. Cette fois-ci, l’arrivée d’un jeune homme à la peau noire, qui se présente au domicile d’Ilaria après un long et difficile périple depuis l’Éthiopie, va entraîner la révélation d’un autre pan de la vie d’Attilio Profeti.

À lire aussi >> Notre entretien avec Francesca Melandri

Tous, sauf moi procède à la mise au jour progressive du passé d’un homme qui fait écho au passé de son pays, l’Italie, à l’époque du fascisme, plus particulièrement entre 1936 et 1941, quand Mussolini occupait l’Éthiopie. L’objectif de Francesca Melandri était ambitieux : faire résonner l’histoire et l’intime pour mettre en relation deux événements que plus d’un demi-siècle sépare, un joug colonial et un flux migratoire.

Il reste 50% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Le bal des petits pompiers

Sur le vif accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents