Un mot qui compte

Le drapeau tricolore et La Marseillaise ont été, depuis de très longues années, accaparés par l’extrême droite.

Jacques, dont la (très gentille) lettre a été publiée dans le courrier des lecteurs de l’avant-dernier numéro de Politis, « regrette », comme moi, « la place discutable qu’ont prise dans les meetings de LFI […] la mise en avant du drapeau tricolore et […] La Marseillaise ». Mais Jacques me trouve, par ailleurs, « d’une sacrée mauvaise foi » quand je « développe » une « diatribe (1) sur l’effacement du mot gauche dans le discours du camp mélenchoniste (pour ne pas le nommer !) ».

Nommons-le, Jacques. Nommons-le. Puisque, tout aussi bien, c’est en effet un député de ce « camp » qui a revendiqué cet « effacement », dans un tweet daté – ça ne s’invente pas – du 1er avril dernier, où il expliquait ne plus vouloir s’« enfermer dans le mot gauche », devenu selon lui un « repoussoir ».

Et toi aussi, Jacques – allez, on se tutoie –, tu estimes que « ce mot » fait « fonction de repoussoir […] depuis son accaparement, à visée hégémonique, par un archaïque PS qui l’a progressivement […] vidé de sa substance originelle ».

Et comme tu devines il me faudrait, pour te répondre un peu longuement (2), beaucoup plus d’espace que celui dont je dispose dans le périmètre lilliputien de ces deux minuscules feuillets (dont je quémande le doublement depuis le sacre de Charlemagne).

Mais voici tout de même un questionnement.

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