Blanche, super-héroïne
Blanche Gardin signe un nouveau spectacle décapant et irrévérencieux, bousculant les clichés sexistes, chahutant les travers encombrants du quotidien.
dans l’hebdo N° 1556 Acheter ce numéro

Une toute petite bonne femme blonde dans sa robe bleue d’enfant sage, au regard malicieux, le sourire en coin. On se demande d’abord quelle bien douce connerie elle va faire. Elle vient raconter sa vie, des bribes de son existence, poser son regard sur le monde qui l’entoure. Elle n’a pas d’enfant. « La vie s’arrête à la mienne. » Alors pensez donc si l’écologie, elle s’en cogne et s’en moque.
Au reste, Blanche Gardin se moque de tout et d’elle-même d’abord : « Je n’ai pas l’âge de mon prénom, j’attends », confie-t-elle, avant d’évoquer brièvement ses premières règles, la sexualité et la vieillesse qui se poste aux aguets (la sienne, à plus de 40 ans maintenant), sa défiance à l’égard de la virilité, des magazines féminins, du féminisme, de l’autorité et du pouvoir liés à la libido, sa place dans la société. Mais quelle place parmi les humoristes qui montent sur scène avec une identité, une