Dissolution volontaire

Dans Les Évaporés, Delphine Hecquet s’intéresse au phénomène des _johatsu_, ces personnes, au Japon, qui organisent leur propre disparition. Un spectacle gracieux, entre onirisme et réalisme.

Anaïs Heluin  • 18 juin 2019 abonné·es
Dissolution volontaire
© crédit photo : dantès pigeard

I l n’a pas disparu, il s’est évaporé. » Prononcés dans Les Évaporés par une femme dont le père s’est volatilisé sans laisser de traces, ces quelques mots disent beaucoup de la démarche de la comédienne et metteuse en scène Delphine Hecquet. Ils traduisent son désir de déplacement. Son envie d’aller à la source d’un phénomène japonais qui s’est exporté en France : celui de l’évaporation, ou disparition volontaire, qui touche chaque année plus de 100 000 personnes au Japon. Et près de 2 500 chez nous, nous apprend Cédric Orain dans le synopsis de Disparu, qu’il créera en juillet au Festival d’Avignon. Comme lui, qui a imaginé le monologue d’une mère de « johatsu », ­Delphine Hecquet a pris le parti de la fiction. Ou plutôt

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Théâtre
Temps de lecture : 4 minutes