Europe : l’Union à la découpe

L'élection du nouveau président de la Commission européenne est en cours, mais le sommet européen des 20 et 21 juin a échoué à s'accorder sur un nom.

Qui succédera à Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne ? À une semaine de la première session du nouveau Parlement européen, le 2 juillet, le suspense restait entier. Le sommet européen des 20 et 21 juin, dont c’était l’un des ordres du jour, a échoué à s’accorder sur un nom. L’élu doit obtenir le soutien de 21 des 28 dirigeants européens et rallier une majorité d’au moins 376 voix au Parlement européen. Or, à l’ouverture du sommet, les chefs des groupes Socialiste (153 élus) et Renew Europe – nouveau nom du groupe libéral ALDE composé de 102 élus, dont les eurodéputés macroniens – au Parlement européen ont annoncé à l’Allemand Manfred Weber, prétendant du Parti populaire européen (PPE, 182 élus), qu’ils ne soutiendraient pas sa candidature. Il n’existe pas plus de majorité pour les deux autres candidats, le Néerlandais Frans Timmermans (Socialistes) et la Danoise Margrethe Vestager (Renew Europe).

En entérinant l’incapacité des chefs de file des partis politiques européens à réunir sur leur nom une majorité, le Conseil a tiré un trait sur le système des Spitzenkandidaten. Une victoire pour Emmanuel Macron, très opposé à ce système.

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