Les profs « comme des lions »

Les enseignants se mobilisent contre la loi sur l'école de la confiance de Jean-Michel Blanquer, à l'occasion des épreuves du baccalauréat.

La confiance peut-elle s’imposer par une loi ? Ça n’est pas un sujet du bac 2019 mais un des intitulés affichés par les enseignants grévistes le 17 juin, jour des épreuves de philosophie. En référence à la loi sur l’école de la confiance qui mobilise enseignants, parents d’élèves et élèves depuis septembre. Ce texte se surajoute aux réformes du lycée et de l’entrée à l’université, qui génèrent beaucoup d’anxiété depuis l’an dernier. « Bloquons Blanquer » se nomme le mouvement soutenu par une large intersyndicale qui rassemble aujourd’hui de la maternelle à la fac les citoyens révoltés par le programme du ministre de l’Éducation. « D’une cohérence redoutable, annoncé dans son livre L’École de demain, il ne promet rien d’autre qu’une école de la ségrégation sociale », lâche Julien, professeur de lycée à Melun.

Maxime, instituteur de CE2 à Chelles (Seine-et-Marne), ne craint pas d’impact immédiat sur son quotidien de travail, « sauf la mutualisation des auxiliaires de vie scolaire déjà trop peu présentes auprès des enfants handicapés ». C’est l’esprit des réformes Blanquer qui l’inquiète : évaluations orientées dès la maternelle, orientation dès la seconde avec la disparition des filières au profit d’un pack de spécialités selon disponibilités, bac à 40 % en contrôle continu, faisant exploser la logique nationale, sélection à l’université...

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