ADP : Plébiscite pour le RIP

L’éventail des soutiens au référendum est large et dépasse les clivages politiques. Revue de détail des motivations militantes.

Ceux qui veulent reconstruire la gauche

Après les divisions et les prises de bec, trouver enfin une raison de se parler et, pourquoi pas, poser la première pierre d’une éventuelle union. Voilà ce qui anime une partie des soutiens de gauche au RIP, dont beaucoup sont réunis dans le collectif « Nous signons », créé dans la foulée d’une tribune publiée dans Le Monde (1) à l’initiative du député de La France insoumise (LFI) François Ruffin et de la militante écologiste Claire Nouvian.

À côté de personnalités politiques comme Clémentine Autain (LFI), Guillaume Balas (Génération·s), Esther Benbassa (EELV) ou Olivier Besancenot (NPA), des intellectuels (Dominique Bourg, Laurence De Cock, Alain Badiou…) et des artistes ont également signé l’appel (Annie Ernaux, Pierre-Emmanuel Barré, Lætitia Dosch…).

Gauches politiques, intellectuelles et culturelles retrouvent un combat qui semble de nature à les rapprocher. La tribune le dit bien, par le biais de ce référendum, c’est « la reprise en main de notre destin commun » qui est en jeu pour les signataires, qui espèrent que la lutte s’étendra ensuite « à nos écoles, nos champs, nos hôpitaux, nos tribunaux, nos forêts… ». Une rhétorique très raccord avec les tribunes qui appellent ces temps-ci à un « big bang » et à la « convergence » à gauche. Pas un hasard si on y retrouve les mêmes signataires !

Les souverainistes

Le Figaro a publié il y a peu une tribune de l’essayiste Coralie Delaume et de l’économiste David Cayla, pour qui il faut organiser le référendum car « Aéroports de Paris doit rester propriété de l’État (2) ». Ce duo est aussi à l’origine d’une pétition « Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! », qui a recueilli plus de 300 000 signatures. Si David Cayla est membre des Économistes atterrés, classés à gauche, Coralie Delaume est, elle, une proche de Natacha Polony, avec qui elle défend des idées souverainistes. Elle intervient dans Marianne, mais aussi sur le très droitier Figaro Vox. La reconstruction de la gauche, ce n’est pas son affaire, elle veut défendre « la notion de service public, qui fait partie de l’imaginaire collectif et de l’identité de la France ».

C’est l’argument des partisans de droite du RIP, qui veulent que l’Assemblée nationale crée une « Coordination nationale du référendum », dont le sigle, CNR, fait directement référence au Conseil national de la Résistance, mis en place pendant ­l’Occupation pour préparer la reconstruction de la France et l’instauration de ses services publics. Une alliance qui allait des gaullistes aux communistes.

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