Exister est un combat

Dans Cet obscur objet du vouloir, Marlène Zarader s’appuie notamment sur le cinéma et la littérature pour identifier la tentation du non-être qui appartient à notre humanité.

Nul hasard à ce que la philosophe Marlène Zarader ait eu recours au détournement d’un titre de film (de Luis Buñuel) pour celui de son nouvel essai : Cet obscur objet du vouloir. Depuis quelque temps, le cinéma alimente en effet sa pensée. Ce livre-ci s’ouvre sur Le Décalogue 6 et Rouge, de Krzysztof Kieslowski. Ce qui a retenu l’attention de l’auteure dans ces deux films : la manière dont Tomek, le personnage principal du premier, et le vieux juge, protagoniste du second, déclarant tous deux « Je ne veux rien » à leur interlocutrice respective, finissent, ce faisant, par aimer celle-ci.

À partir de l’interrogation suscitée en elle par ces deux situations fictionnelles, Marlène Zarader développe une réflexion qui la mène de l’amour désintéressé à la séduction que peut représenter la mort ou le non-être. Si le rapport qu’entretient l’homme avec sa finitude est au cœur même de la philosophie, celle-ci n’a jamais considéré la séduction exercée par la mort (qui se distingue, le plus souvent, du suicide). Nietzsche y compris, son nihilisme se situant en dernier ressort du côté de la vie, même s’il s’agit de sa face opposée. Un point aveugle, donc, auquel Cet obscur objet du vouloir se propose de remédier.

Le parcours spéculatif proposé par Marlène Zarader est absolument passionnant.

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