Festival d'Avignon : Le froid et le chaud

Architecture, de Pascal Rambert, et Nous, l’Europe, de Laurent Gaudé : de la déception à l’enthousiasme.

Projecteurs et babils étaient braqués sur le spectacle d’ouverture, Architecture, de Pascal Rambert, avec un certain nombre d’acteurs connus pour lesquels l’auteur – un écrivain souvent remarquable – avait écrit des partitions personnalisées. Par exemple, Jacques Weber s’y appelle Jacques, Emmanuelle Béart, Emmanuelle… Patatras ! La longue soirée de quatre heures fait défiler sa vacuité sous le ciel provençal, alors qu’un spectacle qu’on attendait avec moins d’impatience, Nous, l’Europe, banquet des peuples, montre aux imprudents d’Architecture la voie d’un théâtre assez similaire dans l’analyse de l’histoire récente et du présent mais, lui, inspiré (il dure pourtant trois heures) et d’une belle fougue populaire.

Dans Architecture, il s’agit de faire vivre une série de personnages sur trente ans. Quelque part dans l’Europe de l’Est, un architecte fait régner sa diabolique autorité. Il est fou mais ses enfants et ses proches, tous artistes ou penseurs, tentent de se rebeller. Ils ont cru à leurs rêves de beauté, mais le temps passe, et l’Europe, comme eux, s’abîme. Quelques beaux duos quand même, au cœur d’une soirée très artificielle…

Il reste 59% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents