« So Long, My Son », de Wang Xiaoshuai : Vide famille

Dans So Long, My Son, Wang Xiaoshuai raconte le destin mélodramatique d’un couple d’ouvriers sur quarante ans d’histoire chinoise.

Wang Xiaoshuai aime à se retourner sur le passé de son pays. Étant donné les remous de l’histoire chinoise, son regard n’est pas nostalgique. Dans Shanghai Dreams (2004), qui se déroule dans les années 1960, comme dans 11 Fleurs (2011), au cœur de la Révolution culturelle, la situation historique permet des tensions dramatiques. C’est plus encore le cas avec ce nouveau film, So Long, My Son (« Adieu, mon fils »), qui déploie une ligne franchement mélodramatique.

Nous sommes au début des années 1980, quand le régime, redoutant la surpopulation, a instauré la politique de l’enfant unique. Liyun (Yong Mei) et Yaojun (Wang Jing-chun) vivent heureux avec leur fils d’une douzaine d’années. Mais dès les premiers plans, qui s’attardent sur les gamins en train de jouer dans un endroit dangereux, le spectateur sait qu’un malheur va arriver.

Quelques séquences après la mort accidentelle de leur fils, Liyun et Yaojun ont chez eux un adolescent qui porte le même prénom que leur fils, Xing. Le garçon est en rébellion permanente contre les deux adultes, dont on comprend qu’ils l’ont adopté. L’adolescent finira par prendre la tangente. La peine des parents adoptifs, vu leur antécédent, est d’autant plus lourde.

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