La jeunesse basque, ferment de luttes

Huit ans après l’abandon de la lutte armée par ETA, une nouvelle génération de militants de gauche a pris la relève, très active politiquement et culturellement.

Romain Haillard  • 28 août 2019 abonné·es
La jeunesse basque, ferment de luttes
© photo : « G7 EZ », ici à Hendaye, « G7 NON » en langue basque.crédit : Romain Haillard

Dans la cour d’une école d’Hendaye, en surplomb du petit port de Caneta, Unai Arkauz s’agite. Un collier de barbe et une casquette encadrent le visage imperturbable de ce militant chevronné. Il a participé à la fondation d’Aitzina – organisation des jeunes abertzale (« patriote » en basque) de gauche du Pays basque Nord. Le regard impassible mais alerte, il marche à vive allure sans jamais s’arrêter. « Y a-t-il un traducteur français-basque pour un atelier ? » « Et le journaliste avec sa caméra, là, il a une accréditation ? » Entre deux problèmes à régler, l’indépendantiste se pose pour griller une cigarette. « Le G7 est un tsunami, il faut surfer dessus », lance-t-il avec un sourire en coin, les yeux abrités par son couvre-chef qu’il ne quitte jamais. Le jeune homme de 25 ans s’enthousiasme : « Le contre-sommet a été l’occasion de rassembler la jeunesse basque en lutte, de trouver un second souffle. » Ce souffle a un nom, il flotte à la gauche d’Unai sur une bannière en lettres rouges, « Gazte Gunea », l’espace des jeunes, la relève, le sel du pays.

« Certains parmi nous ne parlent pas

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

Festival de La Ciotat : pourquoi la nomination du successeur de Gérard Darmon continue de poser problème
Cinéma 22 mai 2026

Festival de La Ciotat : pourquoi la nomination du successeur de Gérard Darmon continue de poser problème

Si l’acteur a décidé de se retirer de la présidence du jury du festival, il a été remplacé par le réalisateur Jean-Pierre Améris, dont le dernier long-métrage a été jalonné par des accusations de « remarques humiliantes » de l’acteur sur une technicienne.
Par Hugo Boursier
Data centers : à qui profite vraiment la « souveraineté numérique » ?
Analyse 22 mai 2026 abonné·es

Data centers : à qui profite vraiment la « souveraineté numérique » ?

Brandi comme un étendard par le gouvernement et les géants du numérique, le concept consensuel de « souveraineté numérique » masque une réalité moins flatteuse : l’emprise de la Big Tech américaine et des fonds étrangers sur le numérique français et européen.
Par Thomas Lefèvre
Coallia maltraite des résidents du centre d’hébergement d’urgence GL Event Center à Paris
Sans-papiers 21 mai 2026 abonné·es

Coallia maltraite des résidents du centre d’hébergement d’urgence GL Event Center à Paris

Depuis l’annonce par la préfecture de région de la fermeture du plus grand centre d’hébergement d’urgence francilien, son opérateur tente de le vider par tous les moyens. Les résidents témoignent de harcèlement et de maltraitances qui durent depuis plusieurs semaines.
Par Martin Eteve
Visé par des accusations de violences sexuelles, Gérard Darmon est choisi pour présider le festival de cinéma de La Ciotat
Enquête 21 mai 2026

Visé par des accusations de violences sexuelles, Gérard Darmon est choisi pour présider le festival de cinéma de La Ciotat

Politis avait révélé le témoignage de neuf femmes décrivant un comportement « prédateur » de l’acteur, qui avait nié les faits dans un torrent de menaces et d’insultes. À La Ciotat, le choix de cette présidence choque, sauf son programmateur.
Par Hugo Boursier