Quelques éléments de contexte

Henri Peña-Ruiz ignore-t-il vraiment que le « droit d’être islamophobe » n’est aucunement menacé ?

Le philosophe Henri Peña-Ruiz a donc fait, le 23 août dernier, dans le cours de son intervention à l’université d’été de La France insoumise (LFI), cette déclaration : « On a le droit d’être islamophobe. »

Et comme d’aucun·e·s, parmi celles et ceux – il en reste encore quelques-un·e·s – qui ne font pas semblant de ne pas savoir que l’islamophobie est une « hostilité envers l’islam et les musulmans (1) », lui faisaient grief de cette saillie, il s’est mis à protester, comme font souvent les penseurs qui depuis vingt ans déversent des tombereaux d’aigreurs sur la religion mahométane (et, partant, sur ses adeptes), qu’on lui intentait un mauvais procès et qu’il fallait bien sûr remettre sa phrase « dans son contexte ».

Aussitôt, ses ami·e·s insoumis·es (qui envisagent donc très tranquillement la possibilité qu’un « débat » ait lieu autour de ces propos), ont psalmodié, en canon et en chœur, que, « si débat il doit y avoir, il ne peut se faire à partir d’une citation tronquée » et qu’il fallait donc effectivement tenir compte du « contexte » dans lequel s’inscrivait la proclamation d’Henri Peña-Ruiz.

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