Un fantôme et des trains

Dans The Way She Dies, le metteur en scène portugais Tiago Rodrigues et le collectif flamand tg STAN revisitent Anna Karénine.

Tiago Rodrigues n’est pas de ceux qui entretiennent un doute, une ambiguïté, quant à leur rapport avec les œuvres classiques qui leur sont chères. D’emblée, il affiche la distance qui le sépare du sonnet 30 de Shakespeare dans By Heart (2014), ou de Madame Bovary de Flaubert dans Bovary (2016), tout en disant ce qui l’en rapproche. Ce qui entre en écho avec sa vie à lui, avec sa sensibilité. The Way She Dies ne fait pas exception à cette manière de célébrer les œuvres d’hier.

Dans cette pièce créée en 2017 à Lisbonne, au Teatro nacional D. Maria II, qu’il dirige, le metteur en scène prend Anna Karénine par la fin de la septième de ses huit parties. Par le suicide de l’héroïne éponyme, rongée par le remords d’avoir abandonné son mari et son fils pour vivre avec son amant, l’officier Vronski.

La passion coupable d’Anna et sa mort ne sont que brièvement racontées à travers les mots de Tolstoï. Si la pièce est ponctuée de citations de la traduction française du roman, celui-ci est en effet utilisé par Tiago Rodrigues comme un point de départ.

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