Gilets jaunes, un après, une colère intacte

Un an après le début du mouvement, les manifestants se font plus rares mais Macron n’a rien résolu de la fracture révélée par les ronds-points.

Les gilets jaunes ont encore manifesté samedi dernier, avec ou sans leur chasuble fluorescente, pour l’« acte 50 » d’un mouvement qui aura un an le 17 novembre. Mais à Saint-Étienne, où une manifestation « nationale » était annoncée, à Bordeaux, Toulouse, Paris, Lille ou Épinal, ils n’étaient à chaque fois que quelques centaines, se mêlant parfois aux rassemblements de soutien aux Kurdes ou aux Chiliens. Ou aux écologistes rassemblés à Sivens (Tarn) sur les lieux où, voici cinq ans, Rémi Fraisse avait été tué lors d’affrontements entre forces de l’ordre et opposants au barrage. « Il y a moins de monde de samedi en samedi », déplorait un manifestant parisien.

De moins en moins nombreux à battre le pavé, ceux qui, en réponse à la sortie méprisante d’Emmanuel Macron sur les « gens qui ne sont rien », avaient enfilé un gilet jaune pour être visibles ne sont plus comptabilisés par le ministère de l’Intérieur. La visibilité que leurs rassemblements sur des ronds-points aux quatre coins du pays et les marches hebdomadaires, ponctuées d’actions spectaculaires, leur avaient donnée six mois durant, s’est dissipée. Pour autant, le mouvement n’a pas disparu.

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