La police gardée à vue

Après Toulouse, Montpellier, Paris et Lyon, la Seine-Saint-Denis se dote de son observatoire, lancé le 9 octobre par des associations.

Romain Haillard  • 23 octobre 2019 abonné·es
La police gardée à vue
© Xose Bouzas / Hans Lucas / AFP

À l’entrée de la Bourse du travail de Bobigny, l’annonce, manuscrite, est discrète : « Réunion de l’Observatoire des pratiques policières (OPP) de Seine-Saint-Denis ». La rencontre se fait à la tombée de la nuit, mercredi 9 octobre, dans une petite salle du bâtiment vide. Une quarantaine de personnes attendent, essentiellement des membres d’associations, des avocats, quelques habitants du département. Au fond de la pièce, les représentants des trois organisations initiatrices du projet : la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) et le Syndicat des avocats de France (SAF).

Lionel Brun-Valicon contextualise. Après les attentats de 2015, cet habitant de La Courneuve et président de la section

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