Patrick Autréaux : « Au cœur de l’écriture, il y a : “je ne sais pas” »

Avec Quand la parole attend la nuit, Patrick Autréaux livre un puissant roman d’initiation en suivant l’évolution d’un étudiant en médecine dont l’élan vers les autres passe par une meilleure compréhension de lui-même.

Christophe Kantcheff  • 1 octobre 2019 abonné·es
Patrick Autréaux : « Au cœur de l’écriture, il y a : “je ne sais pas” »
© photo : Patrick Autréaux, qui a été psychiatre urgentiste, fait de son personnage un double. crédit : han lei

Faire médecine. Voilà une injonction courante dans nombre de familles ou certains milieux sociaux, intégrée par quantité de fils et de filles. Tel n’est pas du tout Solal, le personnage du roman de Patrick Autréaux Quand la parole attend la nuit. Le fait qu’il ait entrepris des études de médecine répond pourtant à un appel ancré en lui très tôt, en raison d’anciens deuils familiaux et d’une mère qui a survécu enfant à une maladie grave : il s’agit de faire des miracles.

Quand le livre commence, Solal est un idéaliste, enclin à la contemplation, auteur de poèmes, connaissant sa première passion amoureuse homosexuelle. Mais « les études de médecine, en général, ne sont guère que des initiations de pacotille », écrit Patrick Autréaux, qui parle d’expérience, ayant lui-même été psychiatre urgentiste pendant des années. Les études de médecine sont difficiles, non seulement par le haut niveau de savoir et de technicité exigé, mais parce qu’elles requièrent un travail sur soi, une maturité, alors qu’on est encore dans l’inquiétude de la jeunesse, afin de mieux être à l’écoute des autres.

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Littérature
Temps de lecture : 11 minutes