Survivance des lucioles
Dans _L’Âcre Parfum des immortelles_, Jean-Pierre Thorn revient sur cinquante années de combats et d’espoir à travers le souvenir d’un amour de jeunesse.
dans l’hebdo N° 1574 Acheter ce numéro

Après neuf ans de silence, Jean-Pierre Thorn revient avec un film qui ne ressemble à nul autre dans sa filmographie. Une œuvre intime, très personnelle, indiscutablement politique comme toujours, et qui témoigne de son parcours, long parcours désormais. Non pas sous forme de bilan, mais en interrogeant, avec ses propres films, la manière dont l’histoire a tourné et, par là, ce que sont devenus ses révoltes et ses espoirs.
Le réalisateur le fait à travers une histoire d’amour. Un premier grand amour, avec Joëlle, quand ils avaient 20 ans, en 1968. « Nous nous sommes tant aimés » aurait pu être un autre titre. Mais L’Âcre Parfum des immortelles, outre la