Arménie : La rupture Pachinian

La position du nouveau Premier ministre arménien sur la résolution du conflit avec l’Azerbaïdjan est très surveillée, dans un pays où la défense de l’Artsakh est une préoccupation identitaire.

Patrick Piro  • 13 novembre 2019 abonné·es
Arménie : La rupture Pachinian
© Nikol Pachinian, Premier ministre arménien, est suspecté par une partie de l’opinion publique d’être prêt à brader certains territoires à l’Azerbaïdjan.Asatur Yesayants/Sputnik/AFP

Les relations entre l’Arménie et -l’Artsakh se sont tendues depuis l’arrivée de Nikol Pachinian au pouvoir à Erevan, il y a un an et demi. Le nouveau Premier ministre, adepte du dialogue, faisait l’objet, début juin dernier, de soupçons infamants au sein de son opinion publique : il serait prêt à brader à l’Azerbaïdjan certains territoires tenus par l’armée arménienne depuis le cessez-le-feu de 1994, dans la recherche d’une hypothétique solution politique à la dispute de l’Artsakh. « Absurde », a répondu Nikol Pachinian, insistant d’une formule lapidaire, début août : « L’Artsakh, c’est l’Arménie, point final (1). »

La cause de ce territoire (Haut-Karabagh avant 2017) est identitaire pour le pays. Et l’improbable victoire militaire obtenue contre l’Azerbaïdjan au début des années 1990 en a renforcé

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Monde
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