Dossier : Arménie : Artsakh, héritage miné de l’URSS

Arménie : La rupture Pachinian

La position du nouveau Premier ministre arménien sur la résolution du conflit avec l’Azerbaïdjan est très surveillée, dans un pays où la défense de l’Artsakh est une préoccupation identitaire.

Les relations entre l’Arménie et -l’Artsakh se sont tendues depuis l’arrivée de Nikol Pachinian au pouvoir à Erevan, il y a un an et demi. Le nouveau Premier ministre, adepte du dialogue, faisait l’objet, début juin dernier, de soupçons infamants au sein de son opinion publique : il serait prêt à brader à l’Azerbaïdjan certains territoires tenus par l’armée arménienne depuis le cessez-le-feu de 1994, dans la recherche d’une hypothétique solution politique à la dispute de l’Artsakh. « Absurde », a répondu Nikol Pachinian, insistant d’une formule lapidaire, début août : « L’Artsakh, c’est l’Arménie, point final (1). »

La cause de ce territoire (Haut-Karabagh avant 2017) est identitaire pour le pays. Et l’improbable victoire militaire obtenue contre l’Azerbaïdjan au début des années 1990 en a renforcé la mystique. Les jeunes Arméniens, tenus de servir deux années dans l’armée, vivent souvent comme une fierté le risque d’être affecté sur la ligne de front.

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