L’activiste : le nouveau militant

Les mobilisations issues des associations ou de la société civile tendent à damer le pion aux structures partisanes traditionnelles. À quelles conditions leurs luttes peuvent-elles se rejoindre ?

Agathe Mercante  • 13 novembre 2019 abonné·es
L’activiste : le nouveau militant
© Manifestation d’Extinction Rebellion le 12 octobre, devant l’Assemblée nationale.Samuel Boivin/NurPhoto/AFP

Il y a un choc des cultures et pas mal de désaccords », glisse un cadre de Génération·s, le mouvement politique lancé en 2017 par Benoît Hamon et constitué de socialistes, de transfuges d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) et de quelques personnes engagées auparavant dans des structures non partisanes. Chez Génération·s comme au sein d’autres organisations politiques récentes, deux mondes se rencontrent et, souvent, s’opposent. Celui des activistes, issus des mouvements écologistes et rompus aux techniques d’auto-organisation, et celui des militants politiques, encartés et adeptes des actions au long cours, au service d’une entité constituée.

Réunis chez Génération·s, dans les groupes d’action de La France insoumise (LFI), dans les manifestations contre la politique libérale d’Emmanuel Macron ou dans les marches pour le climat, les activistes et les militants politiques viennent pourtant d’univers bien différents, aux cultures et aux histoires difficilement conciliables. « Les activistes agissent hors des institutions, les militants politiques le font au bénéfice d’une organisation, qu’elle soit politique ou syndicale. Le militant inscrit sa trajectoire dans un cadre organisé, il tracte, se forme aux outils de propagande… » détaille Albert Ogien, sociologue, membre du Centre d’étude des mouvements sociaux (CEMS). Le militant monte

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 7 minutes

Pour aller plus loin…

Au procès en appel du FN-RN, le parquet dénonce « un discrédit de l’action judiciaire »
Justice 4 février 2026 abonné·es

Au procès en appel du FN-RN, le parquet dénonce « un discrédit de l’action judiciaire »

Au terme de plusieurs heures de réquisitions, le parquet général a demandé à la cour d’appel de confirmer l’essentiel des condamnations prononcées en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du parti lepéniste. Les magistrats ont également longuement dénoncé une stratégie politique visant à dénigrer l’institution judiciaire.
Par Maxime Sirvins
« Le RN est une entreprise débile, au sens étymologique du terme »
La Midinale 3 février 2026

« Le RN est une entreprise débile, au sens étymologique du terme »

Bernard Pudal, professeur émérite de science politique à l’université Paris-Nanterre, co-auteur avec Patrick Lehingue de Du FN au RN. Les raisons d’un succès (PUF), est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
« Je dis à Jean-Luc Mélenchon : viens dans la primaire ! »
La Midinale 3 février 2026

« Je dis à Jean-Luc Mélenchon : viens dans la primaire ! »

Trump, Kurdistan, Iran, proposition de loi sur la réquisition des bâtiments vacants, primaire de la gauche : Danielle Simmonet, députée de Paris, membre de L’Après, est l’invitée de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
« Sans l’action publique, un tiers des Parisiens ne pourraient plus vivre dans la capitale »
La Midinale 2 février 2026

« Sans l’action publique, un tiers des Parisiens ne pourraient plus vivre dans la capitale »

La capitale peut-elle être une ville populaire ? Paris appartient-elle aux milliardaires ? Quel positionnement par rapport au projet de Sophia Chikirou ? Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche et des écologistes à la mairie de Paris, est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien