Assange, totem des gilets jaunes

Les soutiens français voient en l’activiste controversé un symbole de la « vérité » contre les « abus de pouvoir ». Actuellement jugé à Londres, il risque l’extradition vers les États-Unis.

Victor Le Boisselier  • 26 février 2020 abonné·es
Assange, totem des gilets jaunes
© Des gilets jaunes français manifestent, le 24 février, devant le tribunal de Londres où doit comparaître Julian Assange.DANIEL LEAL-OLIVAS/AFP

Derrière le tribunal de Belmarsh, les tentes sont battues par la pluie et le vent. À l’abri, les soutiens de Julian Assange ne baissent pas les bras. Ils resteront dans ce quartier au sud de Londres toute la semaine.

Ce 24 février, le procès de l’Australien de 48 ans s’est ouvert. Il s’agit de statuer sur son éventuelle extradition vers les États-Unis, où il risque 175 ans de prison pour espionnage. En cause, la publication de centaines de milliers de fichiers issus de la diplomatie américaine, câbles diplomatiques ou documentant les crimes de guerre commis en Afghanistan et en Irak. En particulier, la vidéo intitulée « Collateral murders », où l’on voit des soldats américains abattre froidement 18 civils depuis un hélicoptère lors de la

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