Quartiers populaires : « Une répression à bas bruit »

Le sociologue Julien Talpin documente les suppressions de subventions et les procès en « communautarisme » qui entravent l’engagement politique des habitants des zones défavorisées.

Romain Haillard  • 5 février 2020 abonné·es
Quartiers populaires : « Une répression à bas bruit »
© Mohamed Mechmache, président d’AC Le Feu et ex-élu à Noisy-le-Sec, était candidat EELV aux européennes en 2014.BERTRAND GUAY/AFP

Les habitant·es des quartiers populaires ont leur mot à dire, mais la révolte s’y révèle plus coûteuse qu’ailleurs. Dans Bâillonner les quartiers, Julien Talpin, chercheur au CNRS, dessine moins les trajectoires prises par les mobilisations locales que les embûches laissées à dessein sur leur chemin. Arrestations violentes, voire mortelles ; fichage et harcèlement policier au quotidien ; procès à répétition et peines de prison ferme. Face aux violences policières et à la sévérité des juges, risquer son intégrité physique, sa vie ou sa liberté vaut-il la peine de s’engager ? Si le sociologue analyse ces formes spectaculaires de répression, il offre également une perspective plus large des manœuvres utilisées.

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Société
Temps de lecture : 8 minutes