Et maintenant ? Un champ de bataille

Même s’il est dévastateur, le 49.3 ne boucle pas la réforme des retraites. De nombreux obstacles demeurent, à commencer par l’opposition de la majorité du pays.

Le gouvernement peut se rassurer à bon compte d’avoir triomphé des deux motions de censure que lui ont opposées LR d’un côté, la gauche de l’autre. Cette petite victoire à la Pyrrhus sera vite oubliée. Mais le prix à payer pour avoir dégainé le 49.3 sera long à solder. En termes d’image tout d’abord. Après les gilets jaunes, Emmanuel Macron et ses ministres promettaient d’ouvrir un « acte II » du quinquennat placé sous le signe de la modestie et du dialogue. Mettre un terme à l’examen parlementaire d’une réforme présentée comme la plus importante du quinquennat, touchant à l’un des principaux piliers de notre pacte social, après seulement 115 heures de débat, infirme totalement cette version rose d’un « acte II ». Dans un passé récent, on se souvient qu’en 2015 l’Assemblée avait consacré 437 heures de débat à l’examen complet de la loi Macron, de moindre portée, amendée 2 024 fois avant que Manuel Valls use de l’article 49.3 de la Constitution, prévu pour tordre le bras à une majorité réfractaire.

Édouard Philippe n’a, lui, aucun problème avec sa majorité et n’a recouru à cet article que pour faire taire les oppositions, dans un accès d’autoritarisme.

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