Déconfinez-vous à Wuhan

Notre Voyage autour de nos chambres #11 vous propose une visite parfaitement sûre… au musée provincial de Hubei qui expose des merveilles de pièces artisanales vieilles parfois de 2400 ans.

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Allez, il faut dépasser ses aversions : rendez-vous pour un petit tour sans risque au Musée provincial de Hubei, situé à Wuhan. Non, ce n’est pas un poisson d’avril : cette triste ville industrieuse du centre de l’Empire du Milieu, où a surgi chez l’humain le coronavirus SARS-CoV-2 responsable de la maladie qu’on sait, dispose d’un très intéressant musée archéologique. Cette excursion est aussi une manière de ne pas réduire son image au Covid-19, qui lui restera associé pour je ne sais combien de siècles.

Alors oui, c’est un musée chinois, et pour une fois, on remerciera Google, dont le service Arts & Culture en rend accessible la visite virtuelle via la traduction des pages en anglais. Bon, pour certains, il sera plus confortable d’utiliser une fonction « traduction des pages » sur son navigateur, du moins pour les informations principales.

Du fil d'or…

Deux collections phares illuminent le musée, issues d’exhumations archéologiques. La tombe du prince Zhuang de Liang, tout d’abord, découverte dans la province, en 2001 seulement. On vous passe sa généalogie (époque Ming), qui ne parlerait qu’aux spécialistes. Il n’a vécu que 30 ans, de 1411 à 1441, mais la splendeur des pièces retrouvées dans son complexe mortuaire donne une idée de son rang. C’est une profusion d’objets d’apparat et utilitaires, mêlant l’or, l’argent, les pièces précieuses, la jade, etc. Ce qui frappe, outre la richesse, c’est l’élégance et la finesse des pièces. Et particulièrement lorsqu’il est fait usage du fil d’or, qui confère aux plus spectaculaires d’entre-elles (jusqu’à de simples épingles à cheveux !) une légèreté et un volume insoupçonné.

Comme une épopée…

On a cependant été plus fortement touché par les splendides découvertes du mausolée du marquis de l'État de Zeng, datant de 2400 ans avant notre ère. Tout d’abord parce que l’aventure de cette excavation, en 1978, racontée comme une épopée, marque une découverte archéologique parmi les plus importantes du XXe siècle en Chine. Il a été découvert un véritable trésor, 15 404 pièces exceptionnellement bien conservées où dominent la jade, la laque et surtout le bronze. Le clou de la visite est constitué par un étonnant orchestre de cloches fondues dans cet alliage (niu, yong, bo, des plus aiguës aux plus graves) et de carillons, dont l’un est uniquement constitué de pierres, marbre ou granit poli (voir la photo). C’est un régal pour les yeux, et pour les oreilles aussi : le musée a mis en ligne quelques petites vidéos reproduisant le son de ces « cuivres » antiques.

Musée provincial de Hubei

Lire aussi > Voyage autour de nos chambres #10

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